Editorial #Février


"La neige à Paris ne tombe pas : elle fond."

Un relativisme tout trouvé que l'on doit au journaliste et écrivain Alain Schifres. 
Les journalistes l'attendaient, les parisiens la craignaient, Anne Hidalgo la redoutait. Seule la neige est capable d'engendrer de telles réactions. Et en effet, en ce début de février, l'actualité n'a pas eu à chercher très loin pour alimenter ses Unes. Reportages au fin fond de la Sibérie, séjours dans des hôtels de glace, interviews en tout genre... Il semblerait que la neige fût une bénédiction pour beaucoup. On oublierait presque qu'il s'agit simplement d'un fait des plus naturel et, surtout, des plus éphémère. 

Mais soyons indulgent avec le glacial février. 


Finalement, n'est-ce pas grâce à lui que nous pouvons procrastiner en toute tranquillité ? N'est-ce pas grâce à lui que nous pouvons vaquer à des réflexions intenses sans forme de culpabilité ? Après le passage démoralisant de janvier, février nous permet un temps de pause et de calme. Comme suspendu dans le temps, il nous accorde ce répit qui couple solitude et réflexion.


Février nous apprend une chose en nappant de blanc nos rues et nos villes : osons profiter de ce calme pour nous isoler un peu. Après tout, Boiste ne disait-il pas : " La solitude ravive l'âme et les sens " ?



LA REDACTION
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